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Le Gibet

"Laisse-moi t'expliquer deux trois petites choses mon bon ami. Tu vois, on a tous une vocation dans la vie. T'es surement en train d'te demander qui est-ce que je suis pour te faire la morale, ou encore qui est-ce que je suis pour oser t'apprendre quelques p'tits trucs sur la vie, m'pas vrai?

Tu vois, j'suis pas mieux qu'un autre pour te dire ça. Non mon bonhomme, et laisse-moi te dire qu'on vient tous de la même merde. Par-contre, je peux te dire une chose : C'est que dans le Gibet, il y en a qui sont pas mal moins doux que moi et ça, j'te jure que tu devrais te compter chanceux d'être tombé sur un type comme moi. J'te promet que j'te ferai pas de mal, o.k? J'espère que ça ne te gêne pas si je fume? En plein ce que je pensais merci...

Bon, revenons-en à nos oignons. Alors, tu sais pourquoi est-ce qu'on est ici pas vrai l'ami?

Non? Tu ne le sais pas? C'est vrai ça?

Bien tu vois, p'têtre que si t'étais pas un enfoiré de fils de riche, on se serait p'têtre même jamais rencontré de toute notre sainte vie. Oh si, j'te jure, tout ce qu'on veut nous, c'est savoir où se trouve tes petites réserves de famille. Quand tu vas nous avoir craché le morceau, on va ficher le camp après t'avoir vidé les poches et tout va redevenir comme avant comme si tout ça n'était rien de plus qu'un gros méchant et mauvais cauchemar...

Tu ne veux pas parler? Toujours pas? Mauvaise réponse la grande folle.

Marv, va casser deux doigts de la jeune fille l'autre côté de la porte, ensuite on recommence...

Oh? Oh non... Surtout ne pleure pas, on est des chics types nous, pas vrai les gars? On t'a promis qu'on te ferait pas de mal..."


Sous la coupe de Zagan réside le Gibet. Ce sont tous, sans la moindre exception, des rebus de la société de la pire espèce. On y retrouve la crème de l'excès en tout genre, que ce soit des bandits, des parias, des proxénètes, des vendeurs de produits illicites, des prêteurs sur gage, des fier-à-bras... Ils sont partout, n'importe où que nous soyons, on peut entendre parler du Gibet qui s'installe et qui grandit, qui vit comme un parasite au dépend de la société.

Ils sont reconnaissables, certains portent une corde de pendu au cou, en raison de leur nom. Le Gibet, ils sont des criminels affirmés et recherchés, certains prétendent avoir survécu à la potence, d'autres l'ont vraiment fait. Zagan est leur chef, et il est probablement l'homme le plus recherché du monde en entier. Aucune trace de lui, aucun moyen de le retrouver, mais il les dirige tous.

Ces gens là rentrent chez vous en cassant la porte, sans vous saluer, et ils vous laissent des marques de leur passage de toute sorte. On en trouve pour tous les goûts et tous les genres. Certains frappent sans raison, d'autres brisent plutôt que de prendre, d'autres viennent uriner partout sur les tapis et même sur les victimes. Ils pillent, ils volent, ils humilient et ils partent, mais ils ne partent jamais vraiment de l'esprit de ceux chez qui ils sont entrés.

Ces gens là, on ne peut pas les oublier...
 
 
 
 
 
Les Corbeaux

Lorsqu’on entend crier Corbeau au marché, tous les commerces se vident. Les produits sont rangés puis cadenassés. La personne qui a crié pointe parfois dans une direction. Peu importe, il n’y a plus personne. Ces Corbeaux ne se font pas prendre aussi facilement. Ce sont des maîtres dans leur domaine. Le vol.

Les Corbeaux, un organisme de voleurs dont on sait peu de choses, si ce n’est qu’il est très efficace. Le nombre de vols et leurs envergures dépassent l’imagination. On dit qu’ils volent pour le plaisir, mais il est évident qu’ils ne se gênent pas pour s’enrichir. Habituellement, ils se consacrent aux grands vols. Objets d’arts, bijoux, joyaux, grands tissus et bien plus. Cela leur arrive toutefois de faire quelques escroqueries d’amateurs, il faut bien qu’ils mangent.

Dans tous les cas, personne ne les aime. On a beau mettre trois serrures de la meilleure qualité, installer des pièges de toutes sortes et placer des chiens de garde, les Corbeaux vont quand même mettre la main sur ce que vous possédez s’ils le souhaitent. On dit que les membres admis sont uniquement les meilleurs d’entre tous, pas nécessairement les plus mauvais.

Il faut comprendre qu’on ne contacte pas les Corbeaux, ils nous contactent. Pour les rejoindre, si jamais vous désirez par hasard un bien que quelqu’un d’autre possède, il suffit d’attirer l’attention. Une pratique répandue est de dessiner un symbole de corbeau dans une auberge. D’autres ne font que parler aux divers voyageurs pour que ceux-ci passent le mot, assez risqué cela dit. Une autre est de dessiner un corbeau sur un bout de papier et de le mettre dans un arbre stratégique. Le jour suivant, un Corbeau pourrait passer dans les parages. Et c’est un autre défi de l’identifier. Généralement, c’est eux qui vous identifient. Dans tous les cas, ils ne tomberont pas dans un piège idiot.

Les Corbeaux ne croassent pas et quand on se rend compte de leur présence, il est déjà trop tard. Il faut faire gaffe à ces voleurs impies, on ne sait pas ce qu’ils nous réservent.
 
 
 
 

La Mascarade

« Monseigneur de la Rochepiquette,

J’ai fait écrire cette lettre, car je crains plus que tout pour ma famille après l’événement que je viens à peine de vivre. Je vous affirme, Monseigneur, que j’ai été le témoin d’un assassinat. Devant mes yeux, à froid, seul le bruit d’une clochette s’est fait entendre avant qu’une flèche ne vienne se planter directement entre les deux yeux de l’homme avec qui je conversais. La foule s’est mise en état de panique immédiatement, et entre les bousculades apeurées j’ai pu apercevoir la garde accourir vers le lieu de l’assassinat… Mais je vous le jure, je n’ai jamais au grand jamais entendu parler de gardes masqués, et c’est pourtant bien là un masque qui couvrait le visage de ce garde que mon épaule a percuté dans ma fuite. Je n’ai pas eu le temps de comprendre ce qui se passait que déjà je me retrouvais chez moi et me questionnais sur les événements que je venais à peine de vivre. Je n’ai jamais retrouvé la moindre trace de cet homme qui fut froidement tué devant mes yeux, ni même ai-je eu l’occasion de savoir la raison – Parce que j’estime qu’il faut au moins avoir une bonne raison pour s’en prendre à un homme de la sorte – Pour laquelle il a été liquidé.

Je crains pour ma famille, Monseigneur, je crains qu’un jour un tel événement puisse se reproduire et que cette fois-ci j’en sois la victime. À en croire les commérages de mon voisinage, à la vue de mon teint blême et de mes habitudes bouleversées, je n’ai pas été le seul témoin de tels assassinats. Cet orchestre est trop parfait, trop précis, et je ne sais pas si je peux m’accorder à penser comme mon voisinage qui soupçonne fortement une organisation du nom de « La Mascarade ». Je crains que les terres du Seigneur De Morden ne soient plus un refuge sécuritaire pour les personnes que j’aime, et c’est en toute humilité que je vous demande, Monsieur de la Rochepiquette, si vous accepteriez que je vienne m’installer sur vos terres desquelles on ne raconte que du bien.

Je vous en prie, je vous en conjure, j’ai confiance que les terres protégées par des soldats de Präm ne seront pas le théâtre d’un effluve de sang. Je paierai le prix que vous voudrez, je passerai par toutes les procédures nécessaires, mais par pitié, soyez réceptif à ma demande et celle de ma famille entière.


Alexandrin Rivelin
Ouvrier qualifié »


La Mascarade ne frappe qu’une seule fois, et elle prévoit son plan des journées à l’avance. Ce sont des coutumes et des habitudes très spécifiques qui qualifient la Mascarade, tel le port habituel d’un Masque ainsi que le signe de la clochette qui leur vaut l’honneur d’avoir créé une psychose à l’égard de ce petit objet. L’association directe avec la mort imminente d’une personne à portée de vue, ou soi-même, avec le son de la clochette en a fait un objet mal vu et craint. On ignore encore la signification de celle-ci avec certitude, mais il semble que ce soit dû à une certaine éthique qui consiste à faire savoir à quelqu’un, ne serait-ce que quelques secondes avant, que la mort approche et qu’elle le prendra de face.

Aucun membre de cette organisation ne semble être un incompétent, chacun d’eux semblant surqualifié pour le travail qu’ils font. On raconte que leur nombre est très peu élevé, mais que l’organisation dont ils font preuve suffit à s’acquitter des responsabilités d’une tierce partie qui est inexistante. Au grand jour, ils ne sont que des gens banals, vivant une double vie et accomplissant leurs desseins une fois le masque posé sur leur visage, sous la tutelle d’un homme qui se fait appeler « Monsieur B » et qui semble être le maître des opérations.

La Mascarade n’est installée qu’en la petite région d’Emlok, littéralement un rassemblement local et c’est ce qui appui le plus sur le fait qu’ils ne sont pas nombreux. Il semble que leurs intérêts soient surtout portés vers le monopole de l’illicite.

Leur champ d’action est particulièrement concentré sur les contrats d’assassinats, les échanges de matériel illégal, la traque et la recherche d’informations.

Toutefois, en étudiant bien les personnes qui ont été victimes de leurs attaques, il nous prend bien souvent, et curieusement, l’idée que ces personnes n’étaient pas aussi nettes qu’elles pouvaient le prétendre… Mais à savoir si la Mascarade prétend à la justice en combattant l’injustice par l’injustice, il s’agit là d’une toute autre histoire…
 
 
 
 
 
Les Croque-morts

«Messieurs, allons, ce n’est pas du vol, c’est de la récupération.

Laissons aux morts ce qui leur est dû, et qu’ils laissent aux vivants ce qui ne leur est plus d’aucune utilité! »


Des pilleurs inavoués qui viennent racler les champs de batailles après les affrontements, des pseudos brancardiers qui n’ont d’envie que celle de se remplir les poches avec les richesses que laissent derrière les âmes défuntes de ceux qui ont combattu. Les Croque-morts n’ont pas toujours été ce qu’ils étaient, se devant de s’adapter pour survivre.

L’Organisation portait à la base le nom de « Les Vautours ». Leur tâche était celle mentionnée plus haut et ils se rassemblaient par la suite pour mettre en plan leurs divers marchés de revente de matériel, que ce soit au grand jour ou dans l’ombre pour des objets plus particuliers. Ce n’est qu’après avoir reçu des menaces, très convaincantes à ce que l’on raconte, de la part des « Corbeaux » qu’ils décidèrent de changer de nom pour s’y soustraire. Ils portent dès lors un autre nom qui est rapidement oublié et dont trop peu se remémorent pour le besoin de le mentionner.

Ils établissent leurs divers marchés en voyageant beaucoup, se déplaçant aux endroits où les effusions de sang sont plus communes et où les morts ne manquent pas. Ils ne restent jamais trop longtemps au même endroit et il leur arrive même de suivre de loin le déplacement de certaines armées, les talonnant et récupérant tout ce qu’ils laissent derrière. Les marchés les plus populaires où il est possible de les retrouver, bien qu’ils nient sans aucun doute leur appartenance au groupe, sont les enchères. De nombreuses reliques auront été vendues pour le profit de l’organisation, parfois de grande importance et parfois suffisant à créer un mouvement d’indignation les incitant à prendre leurs jambes à leur cou.

Leur marché vient donc qu’à fluctuer et se rentabiliser, de sorte que la demande se fait de plus en plus populaire indirectement. L’Organisation à ce jour a toujours tenu un code d’honneur respectant qu’on ne volait rien, mais que l’on récupérait les biens des morts qui leur était inutile, quitte à déterrer les corps. L’inévitable arriva, et devant la demande grandissante et la réussite de leurs enchères, et afin de toujours tenir parole, ils en viennent à engager des assassins pour se débarrasser de certains individus bien nantis dans le but de passer quelques temps par la suite et récupérer les biens du mort.

Le groupement décide de changer de nom encore une fois, prenant désormais le nom de « Croque-morts ». Ils ont dès lors commencé à œuvrer eux-mêmes dans le domaine de l’assassinat en plus d’engager des assassins à leur solde pour accomplir leur sale travail sans pour autant toucher à leur pseudo code d’honneur.

Les Croque-morts, qui dès lors n’avaient jamais représenté la moindre menace pour qui que ce soit, sont devenus une organisation dont il est désormais sain d’esprit de se méfier. Par-contre, si ce sont de vieux objets disparus ou oubliés que vous recherchez, il s’agit sans nul doute de la bonne porte où cogner… À condition de ne pas laisser la moindre trace de richesse apparente…
 
 
 
 
 
La Flotte Tempête

Sont des hommes de grand courage,
Ceux qui partiront avec nous
Ils ne craindront point les coups,
Ni les naufrages,
Ni l'abordage,
Du péril seront jaloux
Tous ceux qui partiront avec nous.

Ce seront de hardis pilotes,
Les gars que nous embarquerons.
Fins gabiers et francs lurons
Je t'escamote
Toute une flotte
Bras solides et coup d'œil prompt
Tous les gars que nous embarquerons.

Ils seront de fiers camarades,
Ceux qui navigueront à bord,
Faisant feu bâbord, tribord,
Dans la tornade
Des canonnades
Vainqueurs rentreront au port
Tous ceux qui navigueront à bord.

Car c'est le plus vaillant corsaire
Qui donna l'ordre du départ.
Vite en mer et sans retard.
Car c'est le fameux Jacob Tempête
Qui nous commandera le départ.


La Flotte de Tempête, dirigée d’une main de fer par le Seigneur Tempête, fait des ravages en mer. Les navigateurs et autres pirates se cachent quand ils voient l’armada des corsaires. Ennemis de Flotsam, prenez garde aux côtes, la Flotte n’aura aucune pitié à vous piller. Ils affrontent vents et marrées pour s’accaparer richesses et renoms. 

Fondée depuis une dizaine d’années, la Flotte a considérablement détérioré la relation qu’entretenait Flotsam avec les autres royaumes. Défendant sans répit les côtes du royaume, ils n’hésitent pas à tuer et à aborder. Les navires de la flotte sont performants et dangereux. Attention à ceux qui oseront s’en approcher.

Beaucoup de controverses entourent ce groupe de pirates légaux. Néanmoins, personne n’a son mot à dire depuis que Jacob Tempête est noble. On dit que le Seigneur a déjà été pirate, et pas n’importe lequel. L’un des plus grands et des plus sanglants pirates des mers. Mais la violence n’est rien comparée à sa ruse qui lui a permis de se faire une place dans le milieu. C’est au fil de ses menaces et des combats qu’il se fit Seigneur à Flotsam. Ainsi, le royaume s’assurait une protection en plus de s’enlever une grosse épine du pied. N’étant pas un trop grand danger, tout le monde aurait oublié cette histoire. Tous, sauf un. Le capitaine Kingston et ses pirates poursuivent le seigneur et sa flotte sur toutes les mers. Les querelles ne cesseront que lorsqu’un des marins aura tué l’autre.

L’équipage des navires se composent de gens de tous genres. Certains sont criards, la plupart sont grivois, tous sont malhonnêtes. Il y en a des petits, des musclés, des gros et de toutes les couleurs. Le travail est dangereux, mais il est bien rémunéré.

Cela dit, la Flotte de Tempête n’œuvre pas uniquement dans la protection des mers. Le groupe fait également de la vente de marchandise diverses. L’origine de ses marchandises n’est pas difficile à déterminer, mais personne n’ose le dire trop fort. Qui sait ce que la Flotte cache dans sa manche, mais plus encore dans sa cale…
 
 
 
 
 
La Voile Pourpre

« Nous sommes les dents de la mer,
Préparez-vous à être mâchés,
Car de tous les vaisseaux existants,
Seule la Voile Pourpre prévaudra! »


De tous les navires pirates, brigands, flibustiers et compagnie, très peu méritent d’être mentionnés dans les archives ou même d’être cités. La Voile Pourpre n’est pas de ceux-là.

Certains les nomment des pirates, d’autres les nomment des marins corrompus et à juste titre, car ils ne sont ni plus ni moins que les deux. La Voile Pourpre est l’un de ces rares navires à n’avoir jamais au grand jamais changé de capitaine à travers son mandat, et ce n’est pas faute de n’avoir jamais vécu d’insubordination. L’ex-Amiral Kingston dirige d’une poigne de fer son navire à travers ce vaste océan, gardant près de lui une poignée d’hommes qu’il avait à sa solde lors de son service avant de s’en dissocier complètement suite à une mauvaise tournure d’incidents.

Lors de son mandat, l’Amiral Kingston de Flotsam s’est mis à la traque coûte que coûte du vaisseau du dénommé Tempête, ce que l’on pourrait qualifier de son ennemi juré de par les nombreux affronts du passé et les différentes occasions par lesquelles le dénommé Tempête se serait toujours défilé aux stratégies de Kingston. Par une convention que nul n’est tenu d’expliquer, et des plus douteuses ententes, le dénommé Tempête et son équipage en sont venus à recevoir des titres honorifiques et devenir les premiers Corsaires connus de notre monde en plus d’être gratifié d’un titre de Seigneur.

Fou de rage, Kingston continua sa poursuite malgré l’affiliation officielle de Tempête à Flotsam qui le protégeait somme de tout contre la moindre arrestation possible de l’Amiral. L’Amiral Kingston remit sa démission et se dirigea en pleine mer en volant bien sur la flotte qui lui était d’usage lors de ses fonctions, se condamnant à un vol de la plus haute importance et donc au titre de hors-la-loi, devenant lui-même un pirate alors qu’il avait passé sa vie à les traquer.

À défaut d’avoir été un Amiral exemplaire, Kingston devînt un pirate de la plus haute importance que nul être traversant l’océan n’est tenu d’ignorer. Connaissant comme le fond de sa poche les institutions de Flotsam tout en étant déjà initié aux habitudes et aux mœurs des pirates qu’il pourchassait, il devînt l’une des armes les plus redoutées sur son domaine de prédilection.

La Voile Pourpre est responsable de mille et uns vols les plus importants les uns que les autres, que ce soit aux berges ou en pleine mer. Leur navire est équipé en fonction du travail d’un Amiral, faisant de celui-ci une véritable arme de guerre pleinement adaptée à ses nouveaux besoins. L’équipage de la Voile Pourpre continue d’appeler son capitaine « Amiral » en honneur de ses précédentes fonctions, mais aussi parce qu’ils le considèrent toujours comme tel, en plus d’être une horrible satire visée directement vers Flotsam.

L’Ironie même, les deux ennemis jurés ont pratiquement inversé leurs rôles désormais, continuant leur chasse l’un à l’autre et leurs coups fourrés dans l’optique invraisemblable que l’un d’entre eux puisse avoir la main mise sur l’autre l’un de ces jours.

Chose certaine, c’est qu’en vue de ce qu’est devenu la Voile Pourpre et de la terreur qu’elle inspire sur la mer, ceux qui gouvernent Flotsam doivent s’en mordre les doigts… Et se tenir fort loin de toute étendue d’eau.
 
 
 
 
 
Les Parias

« Le Roi Paria, c’est un peu comme un Père tu vois…
Il fallait bien quelqu’un pour venir ramasser les ordures de tous les Royaumes, ceux dont personne ne voulait sauf lui.

Mort tu dis? Le Roi Paria?

Ah!

J’espère que la prochaine Salamandre fera plus long feu que les quatorze autres d’avant… »


Éboueur social responsable d’un mouvement commun, le Roi Paria est une figure symbolique née de par l’accroissement des divers déchets des sociétés à travers le monde. Qu’il s’agisse de criminels chassés de leur Royaume, de fugitifs, de sans-abris, de mendiants et de véritables parias. Il aura été le symbole d’un Père pour ces gens qui ne savaient plus où donner de la tête, ni où aller, ni où loger, ni où manger. Le Roi Paria aura enseigné à ces gens qui étaient démunis face à la vie qui les attendait à se contenter de ce qu’ils avaient et à survivre par tous les moyens possibles, et donc adopter un mode de vie semblable à celui des vermines.

L’on raconte que le Roi Paria était à l’origine un Roi qui fut déchu de ses fonctions pour des raisons qui restent nébuleuses, et qu’il a décidé de garder le titre de Roi même dans la déchéance et de devenir un Roi pour tous ceux qui n’en avaient plus, se recréant une civilisation à partir de ce que les autres ne voulaient plus, à partir de ce qu’ils croyaient inutiles ou simplement néfaste à n’importe quelle organisation sociale existant.

Il aura amené un certain ordre et des groupements, des rassemblements de masses et aura amené de l’espoir à ceux qui n’en possédaient pratiquement plus. Il aura pris sous son aile les orphelins du monde et en aura fait des maîtres de la survie. Ceux qui sont sous la tutelle du Roi Paria ne craignent ni les étangs, ni les déchets, ni la souillure et ni les saletés. Beaucoup sont capables d’exploits extraordinaires et de survivre à des situations littéralement invivables pour quiconque est habitué au luxe et au confort que leurs sociétés respectives peuvent leur offrir.

Le Roi Paria aurait la coutume d’apposer une marque totémique sur ceux qu’il considère comme ses loyaux sujets, les graciant de sa signature… Mais l’on raconte même que cette dite signature peut s’avérer posséder des pouvoirs qui vont de pair avec le symbole apposé, souvent représentée par un animal ou un insecte qualifié de vermine. Afin de s’assurer une descendance, et non pas d’une façon qui est coutumière à l’homme en temps normal, le Roi Paria aura apposé sur de nombreux sujets sa propre marque, celle de la Salamandre.

Le tout premier Roi Paria est considéré mort, car lorsque le présent Roi Paria vient à s’éteindre, la marque d’un autre vient à s’activer, signifiant que son porteur est devenu le nouveau Roi Paria et qu’il doit dans l’immédiat apposer sa marque sur un autre afin de s’assurer une descendance. Ce jeu dangereux aura été responsable de nombreuses trahisons au sein des Parias de façon à s’approprier le titre légitime de Roi Paria.

À l’image fidèle des ordures, il est enseigné que tant que l’homme survivra, il y aura des Parias, et que de n’en tuer qu’un seul, c’est de cogner sur une planque à ordure et risquer d’en éveiller une dizaine d’autres… Car il ne faut pas oublier que la vermine est partout… Et qu’elle peut même trouver fort commode que d’habiter à même vos murs.